Les VBG
Formes de violences numériques fondées sur le genre
Dans un contexte où les espaces numériques occupent une place croissante dans la vie quotidienne, la compréhension des différentes formes de violences en ligne est essentielle pour mieux protéger les femmes, les filles et les adolescent.e.s.
Le document ci-dessous présente une liste consolidée des principales formes de violences numériques fondées sur le genre.
Il s’agit d’un outil pratique, conçu pour renforcer la sensibilisation, améliorer la prévention et soutenir les acteurs engagés dans la protection des droits des femmes et des filles.
Cette ressource vise à offrir un langage commun pour mieux identifier, comprendre et combattre les violences numériques : cyberharcèlement, sextorsion, deepfakes, doxing, harcèlement sexuel en ligne, et bien d’autres.
Nous vous invitons à consulter et à partager largement ce document afin de contribuer à un environnement numérique plus sûr, respectueux et inclusif pour toutes et tous.
Le Fonds Muskoka en partenariat avec le CHI André Grégoire lance un programme de formation des personnels de santé.
Dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, les mutilations génitales féminines (MGF) restent une réalité. La région concentre 18 des 27 pays africains où cette pratique est encore courante. Elle touche principalement les filles avant l’adolescence, et les conséquences les marquent toute leur vie.
En 2024, la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans dans la région est estimée à 28 %. En Côte d’Ivoire, bien que la loi interdise l’excision depuis 1998, et l’ait inscrite dans le Code pénal depuis 2019, les pratiques clandestines persistent.
Les traces que laisse l’excision sont à la fois physiques et psychologiques.
Pour répondre à ces blessures, une coopération interhospitalière a été mise en place grâce au soutien du Fonds Muskoka (OMS, UNFPA, ONU Femmes et UNICEF). Ce partenariat entre le Centre Hospitalier André Grégoire de Montreuil (France) et le CHU de Treichville (Côte d’Ivoire) a permis la formation de 10 chirurgiens, gynécologues-obstétriciens, sages-femmes et infirmier·es venus de six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Grâce à cette initiative portée par Dre Sarah Abramowicz, Dr Flavio Tonini et Dr Matthieu Camby, 30 femmes ivoiriennes, ont pu bénéficier gratuitement d’une chirurgie réparatrice et d’un accompagnement psychosocial.
Ces formations permettront de renforcer les compétences locales et de garantir une prise en charge globale et efficace des victimes de MGF dans la région et d’appui pour développer le plaidoyer en faveur de la lutte contre les MGF.
Témoignage d’Adèle – Sage-femme – Excisée à 16 ans, réparée à 43 ans
« J’ai été excisée à l’âge de 16 ans. Chez nous, on ne parlait jamais de ces choses-là. Les parents ne nous disaient rien. Tout ce dont je me souviens, ce sont les douleurs atroces des soins après l’excision. C’était affreux.
On ne nous expliquait rien. On n’avait aucune information. On n’avait pas le choix. C’était une obligation, une tradition qu’on ne discutait pas. Si votre papa avait décidé que ses filles seraient excisées, la maman n’avait pas son mot à dire.
Je voyais bien le regard de mon mari. Ça le choquait. Il me voyait comme différente des autres femmes. Et ce regard, ça me blessait, parce qu’au fond, je sentais bien qu’il me repoussait. »
Il est essentiel que les femmes soient réparées, physiquement mais aussi psychologiquement. La mutilation laisse des cicatrices profondes bien réelles , souligne Dre Abramowicz.
Le chemin vers le changement des normes sociales est long. Il demande l’engagement de toute la communauté. Faire évoluer les mentalités, briser le silence, parler aux jeunes générations est essentiel.
Adèle est mère de trois garçons, âgés de 22, 16 et 12 ans. Elle hésite un instant lorsqu’on lui demande si elle leur a déjà parlé de l’excision. Puis, avec fermeté, elle répond qu’elle le fera.
« Je n’ai rien à leur cacher. Je suis fière du combat que je viens de mener. Ils doivent savoir. Oui, c’est important. »
Pour Adèle, cette opération était avant tout un acte pour elle-même : une démarche de reconstruction, un pas vers la dignité retrouvée. Mais aussi un message pour toutes les femmes qui, comme elle, ont été blessées, réduites, dépossédées d’une part de leur féminité.
« Je suis en instance de divorce », confie-t-elle. « Mais je veux être réparée pour moi. Pour me retrouver. Pour me sentir entière à nouveau. »
Les mutilations génitales féminines sont une violation des droits fondamentaux des filles. Et pourtant, elles persistent dans de nombreuses communautés du continent. Grâce à l’engagement de survivantes comme Adèle, de professionnel·les de santé et des partenaires, le changement est en cours.
Avant de quitter le CHU de Treichville, Adèle lance un sourire rempli de fierté :
« Ça faisait tellement longtemps que je rêvais de faire cette opération. Je suis tellement fière de l’avoir faite. »
Les BD sur les VBG
BD réalisée dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre avec L’UNICEF et ONU FEMMES
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